Le projet

Au cours de la première saison de Filles de Vignes, et plus souvent qu’on ne l’aurait espéré dans nos rêves journalistiques les plus fous, une pensée révolutionnaire féministe a affleuré du fond des chais. En ondes ou hors micro, les professionnelles interviewées ont fait l’éloge de la lenteur, de la fin du productivisme et du danger des produits phytosanitaires. Elles ont dénoncé l’empoisonnement légalisé par les entreprises agro-alimentaires, déploré des labels laxistes, et espéré plus d’une fois la mort du patriarcat.

Nous avons entendu une pensée féministe qui va bien au-delà d’un désir d’enrichissement ou de pouvoir. Ainsi, pour beaucoup de vigneronnes et d’agricultrices, le féminisme de la terre est celui d’une décroissance heureuse et d’une vie courageuse à l’écart des normes du bon goût.

Pour la Saison 2, nous continuerons de tendre nos micros, d’enregistrer et de monter des kilomètres de rushes pour faire entendre ces chants révolutionnaires qui, derrière la voix du père, du frère ou de l’arrière-grand-père, annoncent un tremblement auquel nous ne pouvons que souscrire. Et c’est pourquoi nous nous joignons à elles pour dire, une saison de plus :

Paysannes, en lutte, debout !

L’équipe

MARIE-ÈVE LACASSE

Marie-Ève Lacasse est autrice et journaliste chez Libération. Elle a publié, entre autres, Peggy dans les phares (Flammarion, 2017), Autobiographie de l’étranger (Flammarion, 2020) et Les Manquants (Seuil, 2023). Elle écrit sur le vin par pure gourmandise et sur les savoirs paysans par amour de la politique.
En termes de vin, elle espère se réincarner un jour en pied de cabernet-franc.


Photo Fondation Jan Michalski © Tonatiuh Ambrosetti
LAURENT LE COUSTUMER

Laurent est philosophe et musicien. Malgré ce CV, il a travaillé comme développeur informatique et anime aujourd’hui des ateliers d’œnologie. Ces passions étendues lui permettent de créer de A à Z une série comme Filles de Vignes. Il est aussi à l’origine, avec Thierry Poincin, de la webradio RadioVino. Le chenin est son phare dans la nuit, surtout s’il est vinifié en méthode ancestrale.


Photo © Fred Lahache

Budget

Saison 1

La saison 1 a été rendue possible grâce à une campagne de financement participatif sur Ulule atteignant plus de 7 500 euros. Cette somme nous a permis de traverser 12 régions de France, de nous nourrir autant que possible dans des épiceries associatives et de payer un bout de loyer quand nous passions deux semaines sur un montage. La vérité est qu’un tel projet a coûté le double de ce budget, ce qui a impliqué de puiser dans nos fonds propres.

Saison 2

Cette deuxième saison est rendue possible en partie grâce au soutien institutionnel de la Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, en Suisse, qui nous aide à hauteur de 8 000 euros. Comme pour la première saison, cette aide ne couvre qu’en partie nos frais réels de production.

La façon dont vous travaillez, c’est la seule manière de faire du journalisme aujourd’hui.

Catherine Bernard, juillet 2021

Ex-journaliste à Libé,
devenue vigneronne en 2005

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